"Ov" dévoile sa biodiversité

08.11.2017

Plus de 370 espèces de champignons et plus de 230 espèces de bactéries découvertes dans le principe actif d’OvinAlp !



Une étude menée pour le compte d’OvinAlp par le Muséum National d’Histoire Naturelle vient de démontrer la très riche biodiversité présente dans “Ov”. Apportés au sol, ces nombreux champignons et bactéries peuvent contribuer à améliorer les qualités de ce produit, reconnues sur le terrain, pour l’assimilation des nutriments et la stimulation des défenses naturelles du végétal.

 

Dans l’histoire humaine, il est rare que les traditions millénaires n’aient pas été validées par la science. Ainsi, la fertilisation, pierre angulaire de l’agriculture, a toujours été une nécessité. N’en déplaise aux faiseurs de tendance, l’économie circulaire existe depuis que l’Homme a appris à domestiquer la faune et la flore. Il avait déjà compris que les sous-produits de l’un pouvaient alimenter l’autre. La fertilisation organique “Ov”, issue des fumiers de moutons des Alpes, obtenue par un processus de biofermentation annuel suivant des cycles naturels et, aujourd’hui, d’un conditionnement complexe en bouchons à froid, reste une technique pour partie peu documentée. C’est ainsi qu’OvinAlp a pu découvrir que l’on trouve entre 370 et 450 espèces de champignons et près de 230 genres de bactéries dans “Ov”.

Quelle biodiversité trouve-t-on dans “Ov” ? Qu’est-ce qui différencie les fumiers de différents animaux ? Quels sont les micro-organismes qui y vivent ? À quoi servent-ils ? Pour le sol, pour le végétal ? Toutes ces questions, OvinAlp a voulu y répondre. D’abord pour mieux comprendre son produit, mais également pour renforcer son efficacité.

“Nos produits fonctionnent, explique Éric Giovale, PDG et fondateur d’OvinAlp, nos essais et nos clients le disent suffisamment régulièrement. Les récoltes et la fidélité sont de bons indicateurs, mais nous voulions pousser le bouchon un peu plus loin, c’est pourquoi nous avons choisi de missionner le Muséum National d’Histoire Naturel (MNHN) et le professeur Marc-André Selosse, spécialiste international en microbiologie.” Et d’ajouter : “Le souhait d’OvinAlp est de faire avancer l’innovation. Et au vu de nos résultats, je comprends que certains soient tentés de communiquer sur l’addition d’une espèce de champignon ou bactérie, alors que dans nos produits, il y en a des centaines.”

Pour arriver à ses fins, le chercheur a utilisé une technologie de la biologie moléculaire, le métabarcoding, une branche de la génomique. Il s’agit d’une technologie scientifique récente, qui identifie à très haut débit (des millions d’informations par échantillons) les espèces présentes, et qui a fait faire un bond de géant à la microbiologie. Le premier séquençage d’un génome date de 1972 et la première carte du génome humain a seulement 17 ans ! Il a fallu du temps pour que cette technologie puisse être plus accessible, et du domaine scientifique, elle est prête à passer au service de la Société. Voilà pourquoi la démarche enclenchée il y a plus d’un an par OvinAlp est une première mondiale. Elle est une pierre de plus à l’édifice de la connaissance du vivant.

L’étude de l’équipe du professeur Selosse a donc permis d’avoir une idée concrète de la microflore présente avant, pendant et après le processus industriel créé par OvinAlp. Ainsi, le MNHN a dénombré entre 374 et 447 espèces de champignons et entre 230 et 234 espèces de bactéries. Leur analyse détaillée révèle que certains sont hérités des ovins, mais que d’autres traduisent l’évolution particulière du compost durant le processus de fabrication. Cela s’ajoute aux acides fulviques, humiques, substances non-humiques et acides aminés, une biodiversité de molécules que l’on trouve également dans “Ov”. Les analyses réalisées sur des produits présentés comme similaires ont démontré l’existence de différences entre cette biodiversité et celles d’autres types de composts, par une tendance à une diversité plus centrée sur des micro-organismes du sol aux propriétés agronomiques, et moins contaminée par des espèces banales.

Le suivi de la diversité microbienne a été effectué à différents stades de la production. Il révèle une flore variée qui évolue progressivement, au cours des étapes de production, vers une composition proche de celle des microbes du sol. Ces micro-organismes sont, littéralement, la biodiversité des produits issus de la technologie “Ov”. Animaux issus d’élevages extensifs, climat, process de compostage… Les raisons de cette biodiversité caractéristique sont nombreuses et pour la plupart issues du savoir-faire d’OvinAlp.

 

La biodiversité des microbes, pour quoi faire ?

“L’homme est-il un organisme indépendant ? La plante est-elle un organisme indépendant ?” Voilà quelques-unes des questions que le professeur Marc-André Selosse pose dans son dernier livre Jamais seul, ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations (Actes Sud, Juin 2017).
“Très souvent les organismes vivent en symbiose, explique Marc-André Selosse, c’est à dire en relations à bénéfices réciproques avec d’autres organismes. Ce qui implique la plupart du temps des microbes.” S’agissant d’agriculture, la richesse du monde microbien et sa dynamique donnent au sol ses propriétés, et beaucoup d’entre eux aident le système racinaire à survivre, dans ce qu’on appelle la rhizosphère. Le végétal a besoin de réseaux de microbes et de leur biodiversité pour réguler sa nutrition et l’aider à se défendre des agressions du sol.

Ce monde microscopique est également un des instruments de l’immunité des plantes. Par sa présence tôt dans le développement du végétal, il stimule l’immunité végétale, dans les tiges, les feuilles et les racines contre les pathogènes, mais aussi contre les stress. Les micro-organismes du sol assurent ainsi la santé et le développement des plantes.

 



Qui est Marc-André Selosse ?

• Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris (Institut de Systématique, Evolution, Biodiversité ; http://isyeb.mnhn.fr/Marc-Andre-SELOSSE)
• Professeur invité aux universités de Gdansk (Pologne) & Viçosa (Brésil)
• Responsable de l’équipe ‘Interactions et Evolution Végétale et Fongique’ (http://isyeb.mnhn.fr/departements/departement-systematique-et-172/interactions-et-evolution-vegetale/)
• Responsable du ‘Laboratory of Plant Symbiosis’ (http://www.orchidomics.ug.edu.pl/index_en.html)
• Président de la Société Botanique de France (http://www.biusante.parisdescartes.fr/sbf/)
• Éditeur de quatre revues scientifiques internationales